Témoignages

« Je partais à l’école à Dimbokro, au collège (C.N.C.), en classe de 3ième. J’ai été victime d’abus sexuel, par quelqu’un qui était en tenue militaire. Je vivais seule. Ainsi, pendant les congés de pâques, j’ai décidé de rejoindre ma mère à Abidjan, dans la commune d’Attécoubé. Mais, à cause de ce que j’ai subi, j’ai décidé de plus ne plus retourner à Dimbokro. Et comme il faut que je poursuive mes études, j’ai entrepris des démarches pour avoir une école à Abidjan, par le biais du Ministère de l’Education Nationale.
Il faut signaler que parallèlement à mes études, je milite au sein d’une association des droits des femmes, dont j’étais la Présidente à Dimbokro. Ainsi, je me suis rendue à l’ONUCI pour des informations par rapport à mon association. C’est à partir de là que les agents de l’ONUCI ont su que j’avais un problème et que je ne devais plus partir à Dimbokro, surtout que le monsieur qui m’a violentée menace de me tuer si je divulgue cette information. Ils ont donc proposé de m’aider, en m’orientant dans un centre spécialisé. C’est ainsi que je suis arrivée ici au MESAD ».

« Je vivais dans la rue, sans endroit pour dormir, ni pour manger. j’ai été recueilli par l’équipe de rue du MESAD. Hébergé et formé en ferronnerie, aujourd’hui je suis installé à mon propre compte. je réside actuellement à San-Pedro et j’ai deux enfants. je remercie le MESAD d’avoir changé ma vie. »

« Je vivais à Man avec ma mère. Ne connaissant rien ,je fus obligé d’arrêter l’école pour la menuiserie. Les rebelles sont venus nous envahir un jour alors que je me promenais. Arrivé à la maison, je n’ai trouvé personne. Nous avons été recueilli par la croix rouge et amenés à Abidjan au commissariat d’Angré. Je me suis enfui une semaine après. Un jour, au Plateau, lorsque je cirais, j’ai rencontré les Tontons d’action de rue qui m’ont orienté vers le centre du MESAD »

« Orpheline (OEV) des deux parents, je vivais avec mon oncle dans un village dénommé K, sur la route de Dabou. Après sa mort, sa femme ne s’entendait plus avec moi. Et une camarade m’a envoyée à Lokoua, un village ébrié. De là, je me suis rendue à Abidjan (Exode rural) pour exercer le métier de « Servante » dans la commune de Marcory. Entre temps, j’avais eu des rapports sexuels avec un jeune et cinq mois plus tard, je suis partie lui dire que je suis enceinte de lui et il m’a refusée (fille mère). Ne sachant ou aller, j’ai été orienté vers le centre akwaba du MESAD .Aujourd’hui, j’ai été prise en charge et je vais très bien ».

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