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Santé pour Tous (Projet COVID-19)

Santé pour Tous (Projet COVID-19)

Santé pour Tous (Projet COVID-19)

Combattre la rumeur

La phrase est de Konan Kouassi, le président du MESAD : « La rumeur fait plus de dégât que le virus lui-même ». L’action du MESAD consiste donc, d’abord, à combattre cette rumeur, afin de limiter la propagation du Covid-19, et ne pas risquer d’engorger des services sanitaires parfois désuets et peu efficients. « Au début de la pandémie, rappelle Konan Kouassi, il n’y avait pas même 35 respirateurs à Abidjan sur une population d’environ 6 millions d’habitants. C’est mieux aujourd’hui, mais si l’épidémie explose, les 200 respirateurs seront marginaux. »

La rumeur, c’est par exemple celle de cette histoire du remède de Madagascar, à base d’une plante utilisée pour lutter contre le paludisme. La volonté du MESAD est de bien faire comprendre aux enfants que le Covid-19 est un virus, pas seulement une céphalée, et qu’une tisane n’aura aucune vertu thérapeutique. « Nous avons créé sur WhatsApp ou sur Facebook des groupes de sensibilisation, explique Konan Kouassi. D’abord pour leur conseiller la prudence. Les jeunes ont tendance à minimiser les risques, parce qu’ils se sentent forts, parce qu’ils croient qu’ils ne peuvent être impactés ou contaminés. »

Par l’éducation et la sensibilisation

Le projet « Santé pour Tous – Spécial Covid-19 » a pour but de mettre en place différentes actions dans les quartiers de Abobo, Cocody, Koumassi, Marcory, Port-Bouët, Treichville et Yopougon:

Mamans, Enfant, Leaders... Tous concernés

L’action du MESAD veut maintenant s’étendre à différentes couches de la population et a, pour cela, identifié trois grands groupes cible : les mamans, les enfants et les leaders d’associations.

Les Mamans


Créer des ateliers pour les sensibiliser

Elles ont souvent perdu leur activité économique et doivent rester à la maison. Le MESAD veut d’abord créer des ateliers pour les sensibiliser au Covid-19. Comment se propage-t-il ? Pourquoi les gestes barrière sont-ils nécessaires ?

Équiper les cours communes de sauts et de savon

Il veut ensuite les aider à mieux vivre leur confinement en intervenant notamment dans les cours communes, ces espaces qui abritent plusieurs familles dans des conditions sanitaires inadaptées. En leur fournissant des équipements, des sauts, par exemple, pour permettre à tous de pouvoir se laver les mains ; du savon, aussi, parce que le gel hydroalcoolique est trop coûteux.

Sensibiliser au port du masque

Il veut également les sensibiliser au port du masque. Comment l’accepter ? Comment l’utiliser ? Pourquoi pas, d’ailleurs, créer de petits ateliers de fabrication avec celles qui sont couturières ?

Favoriser la production locale

Les mamans pourraient ainsi confectionner leur propre masque, en distribuer à la famille et aux voisins, et même les vendre pour dégager de petits revenus.

Former aux techniques de cultures hors sol

Le MESAD a enfin l’intention de former les mamans aux techniques de cultures hors sol à partir de bidons vides, de pots d’eau minérale dans l’idée de réduire leur dépendance alimentaire.

Les Enfants


Sensibiliser les enfants au Covid-19

Quand les parents ne peuvent plus toujours assurer la pitance, ils sont exposés à la délinquance juvénile. Les occuper sainement permet de limiter les risques de dérapage, et bien sûr de les sensibiliser sur la dangerosité du virus.

Le MESAD se propose donc d’identifier les ados de 15 à 18 ans, de les former, les outiller afin qu’ils puissent à leur tour éduquer et convaincre d’autres personnes.

Eviter la propagation des rumeurs

La rumeur se propage au travers de leur smartphone, et le MESAD souhaite donc qu’ils soient des acteurs positifs de la lutte au lieu d’encourager l’anxiété ambiante. Acteurs sur le net, donc, et moniteurs à la maison.

Renforcer les compétences scolaires par le jeu

Ces ados pourraient aussi être équipés pour créer des jeux à base de matériaux de récupération. Avec un peu d’aide et d’imagination des capsules de sodas ou des billes peuvent par exemple être utilisées pour de nombreux jeux qui pourraient permettre de renforcer les compétences scolaires des autres enfants.

Les Leaders


S’appuyer sur les leaders d’associations

La logique du MESAD est toujours la même : développer un programme afin de rendre ses bénéficiaires le plus rapidement possible autonomes, parfaitement capables de se prendre en charge sans la dépendance au MESAD.

Aider les leaders d’associations à comprendre le mécanisme du Covid-19 afin de sensibiliser leurs pairs est donc une priorité. Il faut savoir qu’à Abidjan, des jeunes ont cassé les centres de dépistage qui ne sont, de fait, pas fréquentés.

Ces leaders doivent être des relais entre le monde sanitaire et le quartier afin de ramener de la confiance. La crise, jusqu’à maintenant, a été tellement mal gérée, qu’elle génère de la défiance et un manque de confiance.

Tout le monde est démuni. Les mamans sont par exemple tentées de ne pas vacciner leurs enfants. Si les leaders de quartiers arrivent à convaincre leurs pairs, alors ça ne pourra qu’améliorer la situation.

Ils soutiennent le projet

Cédric Sorhaindo

Né le 7 juin 1984 à La Trinité (Martinique), est le capitaine de l’équipe de France de handball, évoluant au poste de pivot, dans le club espagnol du FC Barcelone. Avec l’équipe de France, il est quadruple champion du monde (2009, 2011, 2015 et 2017), champion olympique (2012) et double champion d’Europe (2010, 2014).